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PORTAIL FORMATION
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AUTO-FORMATION EN SÉCURITÉ TRANSFUSIONNELLE
DON DE SANG ET ORGANISATION DE LA DISTRIBUTION DES PRODUITS SANGUINS LABILES
AUTEURS Nicole CATHERINE, Jean-Jacques CABAUD
Mise à jour 02/09/2016
OBJECTIFS
  • Connaître les exigences règlementaires relatives au don de sang
  • Citer les différents types de don
  • Connaître l’organisation de la distribution / délivrance des produits sanguins labiles
  • Citer les différentes catégories de dépôts
SUPPORT DE COURS
I. INTRODUCTION
La transfusion sanguine est une thérapeutique substitutive indispensable car il n'existe pas de produit capable de se substituer complètement au sang humain. Elle consiste à administrer un des composants du sang : globules rouges, plaquettes, granulocytes et plasma. Ce sont les produits sanguins labiles. Ils proviennent de dons de sang prélevés lors de collectes organisées. Ils sont prélevés, préparés, qualifiés et sécurisés selon les principes de bonnes pratiques définis par la décision du 6 novembre 2006. Leur mise à disposition sur prescription médicale est assurée par les sites transfusionnels de l'Etablissement Français du Sang (EFS), du Centre de Transfusion Sanguine des Armées (CTSA) et les dépôts de sang.
II. LE DON DE SANG
En France le don de sang est bénévole, volontaire, anonyme et sans profit (loi du 4 janvier 1993). L'organisation des collectes, la préparation, la qualification et la distribution des produits sanguins labiles sont sous la responsabilité de deux organismes : l'établissement français du sang(EFS) et le centre de transfusion des armées
1. L'Etablissement Français du Sang et le Centre de Transfusion des Armées
L 'EFS est un établissement public sous autorité du ministère de la santé. Il a été créé le 01/01/2000. Il est chargé de veiller à la satisfaction des besoins en produits sanguins labiles et à l'adaptation de l'activité transfusionnelle aux évolutions médicales, scientifiques et technologiques dans le respect des principes éthiques et sécuritaires. Il doit également approvisionner le laboratoire français du fractionnement (LFB) en plasma, matière première nécessaire pour la production des médicaments dérivés du sang (MDS) que celui-ci fournit aux établissements de santé. Il est organisé en 15 établissements régionaux. https://www.dondusang.net/rewrite/headingl1/758/efs.htm?idRubrique=758
Le CTSA est un organisme du service de santé des armées sous autorité du ministère de la Défense. Sa mission prioritaire est l'approvisionnement en sang des forces armées en opérations. Il collecte le sang dans les établissements du ministère de la défense. Il prépare, contrôle et distribue les produits sanguins obtenus. Le CTSA assure aussi l'approvisionnement en produits sanguins des hôpitaux militaires de la région parisienne et de Toulon. http://www.defense.gouv.fr/sante/notre-expertise/transfusion-sanguine
2. Les différents types de don
On distingue 2 types de don
2.1 Le don de sang total
Il correspond au prélèvement de sang veineux (7 ml /kg) et permet la préparation d'un concentré de globules rouges, d'un concentré de plaquettes standard et d'une unité de plasma. Sa durée est de 10 à 15 mn. Les femmes peuvent donner 4 fois par an et les hommes 6. En 2014*, 2 532 733 dons de sang total ont été collectés par l’EFS et le CTSA.
2.2 Le don par aphérèse
Il permet le prélèvement de tous types de PSL et a l'avantage d'obtenir un produit en plus grande quantité : plasma, plaquettes, granulocytes, globules rouges. Il utilise des séparateurs cellulaires automatisés qui permettent la centrifugation et la séparation des constituants sanguins. Le volume prélevé varie de 500ml à 750ml selon le type de don et le volume sanguin du donneur. La plupart des dons d'aphérèse sont autorisés de 18 à 65 ans révolus. En 2014, l’EFS et le CTSA ont collecté 293 978 dons par aphérèse.
  • Le don de plasma :
    Le volume prélevé ne doit pas excéder 800ml et le nombre de dons ne doit pas être supérieur à 24 par an avec un espace entre chaque don supérieur à 14 jours. C'est la seule source actuelle autorisée de plasma frais congelé. Il est sécurisé par quarantaine ou photo inactivé par amotosalem. Depuis 2015, le plasma sécurisé par solvant- détergent a le statut de médicament dérivé du sang.
  • Le don de plaquettes :
    Le nombre de dons est limité à 12 par an avec un intervalle d'au moins 4 semaines entre deux dons
  • Le don de granulocytes :
    Il nécessite l'administration de corticoïdes pour mobiliser les polynucléaires. Le nombre de don est limité à deux par an avec un intervalle d'au moins 4 semaines entre deux dons.
  • Le don de globules rouges :
    Le taux d'hémoglobine vérifié avant chaque don doit être supérieur à 13 ,5 g/dL et l'intervalle entre deux dons est d'au moins 16 semaines.
*Rapport activité Hémovigilance ANSM Juillet 2014 http://ansm.sante.fr/Produits-de-sante/Produits-sanguins-labil
3. La sécurisation du don
Elle repose sur l'entretien pré don et les analyses biologiques effectuées sur chaque don.
3.1 L'entretien pré don
Il permet la sélection des donneurs en éliminant ceux à risque pour la sécurité du receveur ou ceux à risque de mauvaise tolérance du prélèvement.
Il repose sur :
  • Une information pré-don dont le contenu est défini dans le principe des bonnes pratiques transfusionnelles.
  • La sélection des donneurs qui s'appuie sur un questionnaire dont la forme et le contenu sont définis par l'ANSM et dont les critères sont définis par arrêté ministériel.
  • La vigilance post- don qui consiste à demander au donneur de signaler les événements médicaux susceptibles de survenir dans les deux semaines qui suivent le don.
Les contre indications sont définies par un arrêté ministériel fixant les critères de sélection des donneurs en application de l'annexe de la directive européenne 2004/33/CE. Ce texte tient compte de l'allongement de la durée de vie et de l'augmentation des besoins transfusionnels.
3.2 Indications et contre indications au don
Pour donner il faut :
  • Être âgé de 18 à 65 ans et jusqu'à 70 ans pour le don de sang total selon avis médical
  • être en bonne santé,
  • peser au moins 50 Kg,
Les contre indications sont définies par un arrêté ministériel fixant les critères de sélection des donneurs en application de l'annexe de la directive européenne 2004/33/CE. Ce texte tient compte de l'allongement de la durée de vie et de l'augmentation des besoins transfusionnels.
3.2.1 Les contre indications définitives
  • Les infections actives connues comme transmissibles par le sang : hépatites virales, syphilis, VIH, HTLV, maladie de Chagas et paludisme.
  • Les traitements suivants : transfusion sanguine, hormone de croissance, greffe de tissu ou d'organe.
  • Les séjours dans les iles britanniques de plus d'un an cumulé entre 1980 et 1996.
  • La consommation de drogue par voie intraveineuse ou intra musculaire.
  • Avoir dans sa famille un membre atteint de la maladie de Creutzfeld-Jacob.
  • Les sujets dont le comportement sexuel expose au risque de contracter des maladies infectieuses transmissibles par le sang.
3.2.2 Les contre indications temporaires
  • Un traitement endoscopique ou une intervention chirurgicale importante de moins de 4 mois.
  • Un séjour de moins de 4 mois dans un pays ou sévit le paludisme, la maladie de Chagas, le West Nile virus et le Chikungunya.
  • Une infection ou un traitement antibiotique au moment ou dans les 6 jours qui précédent le don.
  • Des soins dentaires ou détartrage au cours des 3 derniers jours.
  • La réalisation d'un piercing ou d'un tatouage au cours des 4 derniers mois.
  • Une vaccination avec un vaccin vivant atténué dans les 4 dernières semaines (rougeole, rubéole, oreillons, BCG, fièvre jaune)
3.3 Les analyses biologiques
Elles déterminent le statut immuno-hématologique du donneur afin de garantir la compatibilité des produits sanguins avec le receveur et assurent sa sécurité vis-à-vis des agents transmissibles.
3.3.1 Les analyses obligatoires
Sur chaque prélèvement sont effectués :
La détermination du groupage ABO Rh D (RH1) et phénotypage Rhésus et Kell pour les antigénes : C (RH2) E (RH3) c (RH4) e (RH5 ) K (KEL).
La recherche d'anticorps anti-érythrocytaires pouvant avoir une incidence transfusionnelle.
Le dosage de l'hémoglobine et la détermination de l'hématocrite.

Les tests en vue du dépistage de maladies transmissibles : Sérologie de la syphilis, détection de l'antigène HBs, détection des anticorps anti HBc, des anticorps anti VIH1 et VIH2, des anticorps anti VHC, des anticorps anti HTLV I-II. Le dépistage génomique viral du VIH, VHC et VHB.

Un don est conforme dès lors que l'ensemble des tests de dépistage sont négatifs.
3.3.2 Les analyses effectuées en fonction du contexte épidémiologique ou clinique
Le dépistage des anticorps anti CMV (depuis 2015, la qualification CMV négatif des produits sanguins n’a plus lieu d’être prescrite - ANSM HAS)
Le dépistage d'anticorps anti paludéens chez les donneurs ayant séjourné dans une zone d'endémie palustre depuis plus de quatre mois et moins de trois ans après le retour.

Le dépistage d'anticorps dirigés contre l'agent de la maladie de Chagas, la Dengue, le Chikungunya, le West Nile voire un dépistage génomique du VHE ciblé sur les dons de sang.

Le dépistage des anticorps anti HLA chez les femmes participant au don de plasma ou plaquettes et ayant eu au moins un enfant dans le but de réduire la survenue du TRALI.

Le phénotypage étendu pour les antigènes des systèmes Duffy, Kidd, MNS et autres selon besoins spécifiques.
III. LA DISTRIBUTION / DELIVRANCE DES PRODUITS SANGUINS LABILES (PSL)
La distribution des produits sanguins labiles qui relève de l'EFS et du CTSA doit être assurée là où se concentrent les besoins transfusionnels des patients et à proximité des établissements de santé. Le respect des règlesLa distribution des produits sanguins labiles qui relève de l'EFS et du CTSA doit être assurée là où se concentrent les besoins transfusionnels des patients et à proximité des établissements de santé (ES). Le respect des règles de sécurité exige un maillage rigoureux de la distribution et de la délivrance par les établissements de transfusion sanguine (ETS). La délivrance des PSL peut être assurée par les ES autorisés à gérer un dépôt et doté des bonnes pratiques. Cette organisation doit garantir une disponibilité des produits à tout moment dans des délais compatibles avec la sécurité des patients et doit pouvoir s'appuyer sur une logistique structurée et réactive notamment dans les situations d'urgence vitale. Afin de renforcer la sécurité transfusionnelle un nouveau dispositif réglementaire relatif à ces dépôts a été décidé par les pouvoirs publics. Les principaux points du décret du 7 septembre 2007 sont la définition de 3 catégories de dépôt au regard d'un besoin identifié et justifié selon l'offre de soin définie dans le schéma régional d'organisation sanitaire (SROS). La mise en application demande, de la part des professionnels et des institutions, un travail préliminaire de réflexion collective sur les besoins transfusionnels en fonction des activités de soins assurées. Les autorisations sont données pour 5 ans renouvelable par les agences régionales de santé (ARS) et des exigences de formation des acteurs, d'informatisation et de matériels selon les catégories de dépôts sont précisées dans les quatre arrêtés d'application.
Les trois catégories de dépôts sont les suivantes :
  • Le dépôt d'urgence : Il conserve seulement de CGR de groupe O et des plasmas AB distribués par l'ETS référent et les délivre en urgence vitale pour un patient hospitalisé dans l'ES.
  • Le dépôt relais : Il conserve des PSL délivrés par l'ETS référent en vue de les transférer à un patient hospitalisé dans l'ES.
  • Les exigences de formation, variables selon les catégories de dépôt, sont précisées tant pour le responsable que pour son remplaçant (médecin ou pharmacien) que pour le personnel impliqué dans la gestion et le fonctionnement des dépôts (sages- femmes, infirmiers, techniciens de laboratoire de biologie médicale, personnel titulaire d'une licence de biologie).
    I. INTRODUCTION
    La transfusion sanguine est une thérapeutique substitutive indispensable car il n'existe pas de produit capable de se substituer complètement au sang humain. Elle consiste à administrer un des composants du sang : globules rouges, plaquettes, granulocytes et plasma. Ce sont les produits sanguins labiles. Ils proviennent de dons de sang prélevés lors de collectes organisées. Ils sont prélevés, préparés, qualifiés et sécurisés selon les principes de bonnes pratiques définis par la décision du 6 novembre 2006. Leur mise à disposition sur prescription médicale est assurée par les sites transfusionnels de l'Etablissement Français du Sang (EFS), du Centre de Transfusion Sanguine des Armées (CTSA) et les dépôts de sang.
    II. LE DON DE SANG
    En France le don de sang est bénévole, volontaire, anonyme et sans profit (loi du 4 janvier 1993). L'organisation des collectes, la préparation, la qualification et la distribution des produits sanguins labiles sont sous la responsabilité de deux organismes : l'établissement français du sang(EFS) et le centre de transfusion des armées
    1. L'Etablissement Français du Sang et le Centre de Transfusion des Armées
    L 'EFS est un établissement public sous autorité du ministère de la santé. Il a été créé le 01/01/2000. Il est chargé de veiller à la satisfaction des besoins en produits sanguins labiles et à l'adaptation de l'activité transfusionnelle aux évolutions médicales, scientifiques et technologiques dans le respect des principes éthiques et sécuritaires. Il doit également approvisionner le laboratoire français du fractionnement (LFB) en plasma, matière première nécessaire pour la production des médicaments dérivés du sang (MDS) que celui-ci fournit aux établissements de santé. Il est organisé en 15 établissements régionaux. https://www.dondusang.net/rewrite/headingl1/758/efs.htm?idRubrique=758
    Le CTSA est un organisme du service de santé des armées sous autorité du ministère de la Défense. Sa mission prioritaire est l'approvisionnement en sang des forces armées en opérations. Il collecte le sang dans les établissements du ministère de la défense. Il prépare, contrôle et distribue les produits sanguins obtenus. Le CTSA assure aussi l'approvisionnement en produits sanguins des hôpitaux militaires de la région parisienne et de Toulon. http://www.defense.gouv.fr/sante/notre-expertise/transfusion-sanguine
    2. Les différents types de don
    On distingue 2 types de don
    2.1 Le don de sang total
    Il correspond au prélèvement de sang veineux (7 ml /kg) et permet la préparation d'un concentré de globules rouges, d'un concentré de plaquettes standard et d'une unité de plasma. Sa durée est de 10 à 15 mn. Les femmes peuvent donner 4 fois par an et les hommes 6. En 2014*, 2 532 733 dons de sang total ont été collectés par l’EFS et le CTSA.
    2.2 Le don par aphérèse
    Il permet le prélèvement de tous types de PSL et a l'avantage d'obtenir un produit en plus grande quantité : plasma, plaquettes, granulocytes, globules rouges. Il utilise des séparateurs cellulaires automatisés qui permettent la centrifugation et la séparation des constituants sanguins. Le volume prélevé varie de 500ml à 750ml selon le type de don et le volume sanguin du donneur. La plupart des dons d'aphérèse sont autorisés de 18 à 65 ans révolus. En 2014, l’EFS et le CTSA ont collecté 293 978 dons par aphérèse.
    • Le don de plasma :
      Le volume prélevé ne doit pas excéder 800ml et le nombre de dons ne doit pas être supérieur à 24 par an avec un espace entre chaque don supérieur à 14 jours. C'est la seule source actuelle autorisée de plasma frais congelé. Il est sécurisé par quarantaine ou photo inactivé par amotosalem. Depuis 2015, le plasma sécurisé par solvant- détergent a le statut de médicament dérivé du sang.
    • Le don de plaquettes :
      Le nombre de dons est limité à 12 par an avec un intervalle d'au moins 4 semaines entre deux dons
    • Le don de granulocytes :
      Il nécessite l'administration de corticoïdes pour mobiliser les polynucléaires. Le nombre de don est limité à deux par an avec un intervalle d'au moins 4 semaines entre deux dons.
    • Le don de globules rouges :
      Le taux d'hémoglobine vérifié avant chaque don doit être supérieur à 13 ,5 g/dL et l'intervalle entre deux dons est d'au moins 16 semaines.
    *Rapport activité Hémovigilance ANSM Juillet 2014 http://ansm.sante.fr/Produits-de-sante/Produits-sanguins-labil
    3. La sécurisation du don
    Elle repose sur l'entretien pré don et les analyses biologiques effectuées sur chaque don.
    3.1 L'entretien pré don
    Il permet la sélection des donneurs en éliminant ceux à risque pour la sécurité du receveur ou ceux à risque de mauvaise tolérance du prélèvement.
    Il repose sur :
    • Une information pré-don dont le contenu est défini dans le principe des bonnes pratiques transfusionnelles.
    • La sélection des donneurs qui s'appuie sur un questionnaire dont la forme et le contenu sont définis par l'ANSM et dont les critères sont définis par arrêté ministériel.
    • La vigilance post- don qui consiste à demander au donneur de signaler les événements médicaux susceptibles de survenir dans les deux semaines qui suivent le don.
    Les contre indications sont définies par un arrêté ministériel fixant les critères de sélection des donneurs en application de l'annexe de la directive européenne 2004/33/CE. Ce texte tient compte de l'allongement de la durée de vie et de l'augmentation des besoins transfusionnels.
    3.2 Indications et contre indications au don
    Pour donner il faut :
    • Être âgé de 18 à 65 ans et jusqu'à 70 ans pour le don de sang total selon avis médical
    • être en bonne santé,
    • peser au moins 50 Kg,
    Les contre indications sont définies par un arrêté ministériel fixant les critères de sélection des donneurs en application de l'annexe de la directive européenne 2004/33/CE. Ce texte tient compte de l'allongement de la durée de vie et de l'augmentation des besoins transfusionnels.
    3.2.1 Les contre indications définitives
    • Les infections actives connues comme transmissibles par le sang : hépatites virales, syphilis, VIH, HTLV, maladie de Chagas et paludisme.
    • Les traitements suivants : transfusion sanguine, hormone de croissance, greffe de tissu ou d'organe.
    • Les séjours dans les iles britanniques de plus d'un an cumulé entre 1980 et 1996.
    • La consommation de drogue par voie intraveineuse ou intra musculaire.
    • Avoir dans sa famille un membre atteint de la maladie de Creutzfeld-Jacob.
    • Les sujets dont le comportement sexuel expose au risque de contracter des maladies infectieuses transmissibles par le sang.
    3.2.2 Les contre indications temporaires
    • Un traitement endoscopique ou une intervention chirurgicale importante de moins de 4 mois.
    • Un séjour de moins de 4 mois dans un pays ou sévit le paludisme, la maladie de Chagas, le West Nile virus et le Chikungunya.
    • Une infection ou un traitement antibiotique au moment ou dans les 6 jours qui précédent le don.
    • Des soins dentaires ou détartrage au cours des 3 derniers jours.
    • La réalisation d'un piercing ou d'un tatouage au cours des 4 derniers mois.
    • Une vaccination avec un vaccin vivant atténué dans les 4 dernières semaines (rougeole, rubéole, oreillons, BCG, fièvre jaune)
    3.3 Les analyses biologiques
    Elles déterminent le statut immuno-hématologique du donneur afin de garantir la compatibilité des produits sanguins avec le receveur et assurent sa sécurité vis-à-vis des agents transmissibles.
    3.3.1 Les analyses obligatoires
    Sur chaque prélèvement sont effectués :
    La détermination du groupage ABO Rh D (RH1) et phénotypage Rhésus et Kell pour les antigénes : C (RH2) E (RH3) c (RH4) e (RH5 ) K (KEL).
    La recherche d'anticorps anti-érythrocytaires pouvant avoir une incidence transfusionnelle.
    Le dosage de l'hémoglobine et la détermination de l'hématocrite.

    Les tests en vue du dépistage de maladies transmissibles : Sérologie de la syphilis, détection de l'antigène HBs, détection des anticorps anti HBc, des anticorps anti VIH1 et VIH2, des anticorps anti VHC, des anticorps anti HTLV I-II. Le dépistage génomique viral du VIH, VHC et VHB.

    Un don est conforme dès lors que l'ensemble des tests de dépistage sont négatifs.
    3.3.2 Les analyses effectuées en fonction du contexte épidémiologique ou clinique
    Le dépistage des anticorps anti CMV (depuis 2015, la qualification CMV négatif des produits sanguins n’a plus lieu d’être prescrite - ANSM HAS)
    Le dépistage d'anticorps anti paludéens chez les donneurs ayant séjourné dans une zone d'endémie palustre depuis plus de quatre mois et moins de trois ans après le retour.

    Le dépistage d'anticorps dirigés contre l'agent de la maladie de Chagas, la Dengue, le Chikungunya, le West Nile voire un dépistage génomique du VHE ciblé sur les dons de sang.

    Le dépistage des anticorps anti HLA chez les femmes participant au don de plasma ou plaquettes et ayant eu au moins un enfant dans le but de réduire la survenue du TRALI.

    Le phénotypage étendu pour les antigènes des systèmes Duffy, Kidd, MNS et autres selon besoins spécifiques.
    III. LA DISTRIBUTION / DELIVRANCE DES PRODUITS SANGUINS LABILES (PSL)
    La distribution des produits sanguins labiles qui relève de l'EFS et du CTSA doit être assurée là où se concentrent les besoins transfusionnels des patients et à proximité des établissements de santé. Le respect des règlesLa distribution des produits sanguins labiles qui relève de l'EFS et du CTSA doit être assurée là où se concentrent les besoins transfusionnels des patients et à proximité des établissements de santé (ES). Le respect des règles de sécurité exige un maillage rigoureux de la distribution et de la délivrance par les établissements de transfusion sanguine (ETS). La délivrance des PSL peut être assurée par les ES autorisés à gérer un dépôt et doté des bonnes pratiques. Cette organisation doit garantir une disponibilité des produits à tout moment dans des délais compatibles avec la sécurité des patients et doit pouvoir s'appuyer sur une logistique structurée et réactive notamment dans les situations d'urgence vitale. Afin de renforcer la sécurité transfusionnelle un nouveau dispositif réglementaire relatif à ces dépôts a été décidé par les pouvoirs publics. Les principaux points du décret du 7 septembre 2007 sont la définition de 3 catégories de dépôt au regard d'un besoin identifié et justifié selon l'offre de soin définie dans le schéma régional d'organisation sanitaire (SROS). La mise en application demande, de la part des professionnels et des institutions, un travail préliminaire de réflexion collective sur les besoins transfusionnels en fonction des activités de soins assurées. Les autorisations sont données pour 5 ans renouvelable par les agences régionales de santé (ARS) et des exigences de formation des acteurs, d'informatisation et de matériels selon les catégories de dépôts sont précisées dans les quatre arrêtés d'application.
    Les trois catégories de dépôts sont les suivantes :
  • Le dépôt d'urgence : Il conserve seulement de CGR de groupe O et des plasmas AB distribués par l'ETS référent et les délivre en urgence vitale pour un patient hospitalisé dans l'ES.
  • Le dépôt relais : Il conserve des PSL délivrés par l'ETS référent en vue de les transférer à un patient hospitalisé dans l'ES.
  • Les exigences de formation, variables selon les catégories de dépôt, sont précisées tant pour le responsable que pour son remplaçant (médecin ou pharmacien) que pour le personnel impliqué dans la gestion et le fonctionnement des dépôts (sages- femmes, infirmiers, techniciens de laboratoire de biologie médicale, personnel titulaire d'une licence de biologie).
    Vous pouvez les réaliser :
    • En évaluation initiale de début de chapitre
    • A l’issue du cours, pour évaluer les connaissances acquises
    • Ultérieurement, pour mesurer le maintien de vos acquis
    OUVRAGES
    TRANSFUSION SANGUINE. 5ème ed
    Lefrère JJ, Rouger P
    Elsevier Masson, 2015
    UTILISATION DES PRODUITS SANGUINS
    Muller JY, Lefrère JJ
    Lavoisier Médecine Sciences, 2012
    ARTICLES
    ÉTHIQUE ET TRANSFUSION SANGUINE
    Tissot JD, Garraud O, Danic B, Cabaud JJ, Lefrère JJ
    Transfusion Clinique et Biologique, 2013 ; 20 (4) : 423-439
    SITES WEB
    EFS
    Accès au site : Accès au site
    MA VIE TON SANG.CH
    Accès au site : Accès au site
    A B C D E F G H I J K L M
    N O P Q R S T U V W X Y Z
    B
    Bonnes pratiques transfusionnelles
    Ensemble des éléments d'une pratique éprouvée qui concourent collectivement à l'obtention de PSL satisfaisant systématiquement à des spécifications prédéfinies et au respect de réglementations définies.
    C
    CMV négatif
    Qualification appliquée aux PSL provenant de donneurs chez qui la recherche d'anticorps anti-cytomégalovirus (CMV) est négative au moment du prélèvement.
    Compatibilisé
    Qualification appliquée aux PSL cellulaires homologues (CGR, concentrés plaquettaires) pour lesquels une épreuve directe de compatibilité au laboratoire entre le sérum du receveur et le PSL a été réalisée.
    Conseil transfusionnel
    Aide apportée au choix de la thérapeutique transfusionnelle, à la prescription de PSL, à la réalisation de l'acte transfusionnel, au suivi des receveurs et à l'application des conditions de conservation et de transport des PSL.
    D
    Délivrance de PSL
    Mise à disposition de PSL sur prescription médicale en vue de leur administration à un patient déterminé.
    Déplasmatisation
    La déplasmatisation consiste à éliminer de façon aseptique la majeure partie du plasma d'un composant sanguin cellulaire.
    I
    Irradiation
    Consiste à exposer un produit sanguin labile cellulaire homologue à usage thérapeutique à une source de rayonnement ionisant, dose reçue sur chaque partie de 25 à 45 grays.
    P
    Produit sanguin labile (PSL)
    Produit préparé à partir du sang humain ou de ses composants, notamment le sang total, le plasma et les cellules sanguines d'origine humaine.
    Phénotypage RH Kell
    Détermination pour un patient ou pour un produit sanguin de la présence ou non des antigènes de systèmes de groupes sanguins Rhésus Kell : Ag D, C, E, c, e, K ou RH1, RH2, RH3, RH4, RH5, KEL1 (nomenclature international).
    Phénocompatibilité
    Choix et délivrance d’un CGR n’apportant pas d'antigènes de systèmes de groupes sanguins Rhésus-D (RH) et Kell 1 que n’a pas le receveur
    Q
    Qualification d'un PSL
    Opération destinée à démontrer l'aptitude d'un produit sanguin, à satisfaire les exigences de qualité et de sécurité spécifiées.
    R
    Réduction de volume d'un PSL
    Consiste à éliminer aseptiquement une partie du milieu de suspension d’un PSL homologue.
    OUTIL DE RECHERCHE BIBLIOGRAPHIQUE SELON LES ITEMS SUIVANTS ASSOCIÉS AU COURS