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PORTAIL FORMATION
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AUTO-FORMATION EN SÉCURITÉ TRANSFUSIONNELLE
LES CINQ ÉTAPES DU PROCESSUS TRANSFUSIONNEL
AUTEURS Catherine TROPHILME, Julia KLAREN, Jean-Jacques CABAUD
Mise à jour 12/04/2016
OBJECTIFS
  • Connaître les 5 étapes du processus transfusionnel (Circulaire du 15 décembre 2003)
  • Lister les examens d’immuno-hématologie à prescrire en vue d’une transfusion
  • Lister les données devant figurer sur une ordonnance de prescription de produit sanguin labile (PSL)
  • Connaître les vérifications à effectuer lors de la réception d’une commande de PSL
  • Décrire les différents contrôles ultimes pré-transfusionnels de concordances
  • Connaître le contenu du dossier transfusionnel
SUPPORT DE COURS
1. Introduction
La circulaire DGS/DHOS/AFSSAPS n° 03/582 du 15 décembre 2003 relative à la réalisation de l’acte transfusionnel (http://www.sante.gouv.fr/adm/dagpb/bo/2004/04-02/a0020109.htm ) réunit l’ensemble des recommandations concernant l’acte transfusionnel. Elle comporte 4 fiches techniques qui regroupent les différentes étapes de cet acte et une annexe concernant la gestion des documents relatifs à l’acte transfusionnel.
L’acte transfusionnel peut être présenté sous forme de logigramme :
2. Etape 1 : la prescription d’examens d’immuno-hématologie en vue d’une transfusion
2.1 Le don de sang total
Ils sont précisés dans la décision du 6 novembre 2006 définissant les principes de bonnes pratiques prévus à l’article L1223-3 du code de la santé publique.
2.1.1. Groupe sanguin et phénotype érythrocytaire
« Pour la sélection des PSL en vue de la délivrance, les résultats de 2 déterminations de groupage ABO RH1 (RhD) et phénotype RH-KEL1 (RhK) réalisés sur 2 actes de prélèvements différents sont obligatoires. »
2.1.2. Recherche d’anticorps irréguliers (RAI)
« Pour la sélection des PSL en vue de la délivrance, les résultats de 2 déterminations de groupage ABO RH1 (RhD) et phénotype RH-KEL1 (RhK) réalisés sur 2 actes de prélèvements différents sont obligatoires. »
2.1.3. Autres analyses
  • Epreuve directe de compatibilité au laboratoire, en cas de positivité de la RAI
  • Phénotype érythrocytaire étendu, en cas d’allo-immunisation complexe.
2.2. La prescription médicale des examens d’immuno-hématologie
Elle doit comporter :
L’identification complète du patient : nom de naissance, prénom(s), date de naissance, sexe, nom usuel ou marital, et l'identifiant si il existe
Le nom et signature du médecin prescripteur
La date de la prescription
Les examens prescrits
2.3. Les prélèvements sanguins
L’identification des tubes de prélèvements et de la fiche de prélèvement qui les accompagne doit être particulièrement attentive, car source fréquente d’erreur.
Les étiquettes d’identification du patient doivent comporter les données complètes d’identification du patient (voir prescription) et ces informations doivent être vérifiées une dernière fois juste avant de prélever, en demandant au patient de décliner son identité. A défaut, il faut systématiquement s’assurer de ces données d’identité à partir de différentes sources d’information (dossier, bracelet d’identification, famille…). La date et l’heure de prélèvement doivent être notées sur les étiquettes des tubes.
Les étiquettes ne doivent en aucun cas être apposées à l’avance ou a posteriori en poste de soins mais immédiatement après le prélèvement du patient et en sa présence.
2.4. La transmission au laboratoire
L’envoi doit comporter :
Les échantillons prélevés
La fiche de prélèvement, avec le degré d’urgence des analyses
Eventuellement une fiche médicale de suivi, confidentielle, qui précise les renseignements cliniques pouvant être utiles pour l’interprétation des résultats d’analyse.
3. Etape 2 : La demande de PSL suite à une prescription médicale
La prescription d’un PSL est un acte médical qui engage la responsabilité du médecin prescripteur.
La décision de prescrire une transfusion repose sur le respect des recommandations de bonne pratique publiées par l’ANSM-HAS en 2012-2014-2015 http://www.has-sante.fr/portail/jcms/c_1101438/fr/tableau-des-recommandations-de-bonne-pratique
La réalisation effective de chaque étape peut être suivie à l’aide d’une fiche de contrôle ou « check list ».
3.1. Information préalable du patient
Chaque fois que c’est possible, le médecin qui prescrit une transfusion doit en informer le patient. Cette information orale porte sur les bénéfices attendus et les risques liés aux transfusions ; elle doit être accompagnée d’un support écrit. Cet entretien permet de recueillir le consentement éclairé du patient.
Le médecin doit garder la trace écrite de l’information donnée, d’un éventuel refus du patient ou de l’impossibilité de l’informer.
3.2. Prescription de PSL homologues ou autologues
Etablie sur un document pré-imprimé, elle doit comporter :
  • L’identification et la signature du médecin prescripteur
  • La date de la prescription
  • L’identification de l’établissement de santé demandeur et du service
  • L’identification complète du patient : nom de naissance (ou de famille), prénom(s), date de naissance, sexe, complété s’il y a lieu du nom marital ou d'usage, et l'identifiant s'il existe
  • Le type, la quantité, la qualification et la (les) transformation(s) des PSL
  • La date et l’heure souhaitées pour la délivrance des produits
Le degré d’urgence transfusionnelle ; 3 degrés d’urgence sont définis:
  • Urgence vitale immédiate : PSL délivrés sans délai, sans attendre les résultats de groupe sanguin et RAI
  • Urgence vitale : PSL délivrés en moins de 30 minutes, sans attendre les résultats de RAI
  • Urgence relative : PSL délivrés dans un délai de 2 heures permettant la réalisation des examens immuno-hématologiques
En cas de prescription de plaquettes, le poids du patient, la numération plaquettaire datée et la posologie souhaitée doivent figurer.
En cas de prescription de plasma, l’indication qui motive la prescription doit figurer.
3.3 Transmission de la prescription au site transfusionnel ou au dépôt de PSL
La prescription rédigée par le médecin doit être accompagnée des documents de groupage sanguin et de RAI valides ou à défaut des prélèvements permettant de réaliser ces examens.
4. Etape 3 : La réception des PSL
4.1. Le transport des PSL
Il doit être réalisé en conformité avec les bonnes pratiques de transport (arrêté du 24 avril 2002 : www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000592185
Chaque établissement de santé doit d’une part rédiger conjointement avec le site transfusionnel distributeur un protocole de transport entre le site et l’établissement, et d’autre part rédiger un protocole du circuit de transport des PSL au sein même de l’établissement, prévoyant les différentes modalités selon les horaires et le caractère urgent ou non de ce transport.
4.2. Le transport des PSL
La réception des PSL à la livraison dans l’unité de soins est une étape capitale de l’acte transfusionnel. Souvent négligée, elle permet pourtant de repérer des erreurs de destination de commandes de PSL et de les corriger sans attendre les vérifications pré-transfusionnelles.
La réception des PSL à la livraison dans l’unité de soins est une étape capitale de l’acte transfusionnel. Souvent négligée, elle permet pourtant de repérer des erreurs de destination de commandes de PSL et de les corriger sans attendre les vérifications pré-transfusionnelles.
Ce contrôle de conformité à réception doit faire l’objet d’une procédure au sein de l’établissement ; il comporte :
  • La vérification de la livraison
  • Destination du colis : est-il arrivé dans le « bon service » ?
  • Conformité du colis, conditions de transport, intégrité, conditions d’hygiène
  • La vérification de la conformité des produits livrés
  • « Elle est assurée par un personnel formé, défini dans un protocole »
  • Destinataire des PSL : est-ce pour le « bon patient » ?
  • Concordance entre la prescription et ce qu’on reçoit (nombre et nature des PSL) : est-ce le « bon produit » ? Il est demandé d’être particulièrement attentif aux groupes sanguins et aux qualifications des produits (ex : irradié, compatibilité, autologue…)
  • Aspect, intégrité des poches, date de péremption, numéro d’identification du produit
ute discordance ou anomalie, lors des contrôles à réception, impose un contact avec le site de délivrance.
4.3. Entreposage des PSL
L'entreposage des PSL dans les services doit être limité au maximum ; il est recommandé, dans la mesure du possible, de fractionner les commandes selon les besoins du patient.
Les PSL doivent être transfusés dans les meilleurs délais après leur délivrance par le site transfusionnel ou le dépôt ; en aucun cas la pose de la transfusion ne doit dépasser 6 heures après réception dans le service. Afin de conserver une efficacité maximum, les plaquettes et le plasma décongelé doivent être transfusés sitôt après réception.
Les zones communes d’entreposage provisoire des concentrés de globules rouges (réfrigérateurs) sont des sources fréquentes d’interversion entre produits destinés à plusieurs patients. Il faut leur préférer un entreposage individuel à proximité du patient.
5. Etape 4 : La réalisation de l’acte transfusionnel
L’acte transfusionnel est un acte médical qui peut être délégué, sur prescription médicale, aux sages-femmes ou aux infirmiers, à condition qu’un médecin puisse intervenir à tout moment : décret 2004-802 du 29 juillet 2004 relatif aux parties IV et V du code de santé publique (profession infirmier) ; www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=SANP0422530D
Le médecin est responsable de la transfusion qu’il prescrit et dont il délègue la réalisation ; il doit s’assurer que la personne à qui il délègue l’acte est apte à l’effectuer et lui transmettre les coordonnées du médecin à joindre en cas de problème pendant la transfusion
5.1. La préparation de l’acte transfusionnel
Il est essentiel de disposer des documents et du matériel nécessaires sur place auprès du patient, afin de respecter l’unité de lieu et de ne pas s’interrompre à plusieurs reprises pour aller chercher des éléments manquants : les interruptions de tâches sont des sources d’erreur par oubli d’une étape de vérification.
5.1.1. Rassembler les documents indispensables
La prescription médicale de PSL
La fiche de délivrance (FD) : elle accompagne les PSL délivrés et comporte les éléments d’identité du patient, d’identification du PSL et le service destinataire.
Le dossier transfusionnel du patient
Les documents de groupage sanguin et de RAI valides
5.1.2. Se munir du matériel nécessaire pour transfuser et surveiller
Une tubulure à filtre pur transfusion par PSL et matériel pour poser la perfusion
Un dispositif de contrôle ultime ABO par CGR à transfuser
Matériel de contrôle des paramètres cliniques
5.1.3. Le patient
L’informer des modalités de déroulement de la transfusion quand cela est possible
Mesurer et noter les paramètres cliniques de référence : pouls, tension artérielle, température, urines (coloration, existence ou non d’une diurèse), éventuellement saturation O2. Demander confirmation de la transfusion au médecin en cas de constat d’une anomalie
5.2. Le contrôle ultime pré-transfusionnel
La sécurité de l’acte transfusionnel repose sur le respect de 3 conditions de sécurité :
Unité de lieu : le contrôle est effectué en présence du patient
Unité de temps : le contrôle de l’ensemble des données patient/PSL est effectué juste au moment de la pose de la transfusion
Unité d’action : l’ensemble des contrôles et la pose de la transfusion sont effectués par la même personne.
« Le contrôle ultime pré-transfusionnel se décompose en deux étapes. Chacune de ces étapes doit être exécutée successivement, selon un mode opératoire précis. » (Voir chapitre 6)
5.2.1. Contrôle ultime de concordance
1ère étape du contrôle : le contrôle ultime de concordance (voir tableau des concordances)
  • Vérification de l’identité du receveur, en lui faisant décliner si possible.
  • Contrôle de concordance d’identité : comparaison de l’identité complète du patient avec celle figurant sur la prescription, sur la fiche de délivrance (FD), sur les documents de groupage sanguin et RAI et éventuellement sur l’étiquette du PSL (transfusion autologue, étiquette de compatibilité au laboratoire).
    C’est une étape de sécurité majeure qui permet de s’assurer que les documents fournis avec les produits correspondent bien au patient considéré.
  • Contrôle de concordance des données d’identification du PSL (numéro de don, nature, qualifications) portées sur l’étiquette du PSL et celles de la fiche de délivrance. Vérifier la date de péremption du PSL.
  • Contrôle de concordance de groupe sanguin : comparaison du groupe sanguin ABO-RH1, phénotype RH-KEL1 le cas échéant, figurant sur le document de groupage sanguin avec celui inscrit sur l’étiquette du PSL et sur la fiche de délivrance. C’est le seul contrôle qui permet de repérer une erreur de Rhésus.
5.2.2. Contrôle ultime de compatibilité
2ème étape du contrôle : épreuve de contrôle ultime de compatibilité, lors de la transfusion de globules rouges
Ce contrôle est obligatoire y compris dans le cadre de transfusions autologues et quelque soit le degré d’urgence de la transfusion. Il s’effectue à l’aide d’un des dispositifs de contrôle ultime de compatibilité validé par l’Afssaps.
Il a pour objectif de s’assurer de la compatibilité ABO entre le sang du patient et le sang de la poche à transfuser.
Toute discordance, non-conformité, difficulté ou doute dans l’interprétation au cours de ces contrôles impose de contacter le médecin responsable de la transfusion avant de poser la transfusion.
5.3. La pose de la transfusion
Elle se fait sur une voie d’abord réservée à la transfusion. Le débit doit être lent les 10 premières minutes.
Un CGR se transfuse en moyenne en 1h à 1h30 ; le débit sera accéléré en cas d’hémorragie ou au contraire ralenti en cas de risque de surcharge liquidienne (insuffisance cardiaque, rénale, pulmonaire, sujet âgé, prématuré, anémie chronique d’installation ancienne…) ; toutefois la durée de la transfusion ne doit pas dépasser 4 heures.
5.4. La surveillance de la transfusion
Surveillance attentive et continue les 15 premières minutes puis surveillance régulière pendant la transfusion et dans les heures qui suivent ; les paramètres de surveillance sont notés dans le dossier du patient. Celui-ci doit être informé, dans la mesure du possible, qu’une transfusion est généralement bien tolérée et que les rares et moindres signes d’intolérance doivent être signalés immédiatement.
Afin d’assurer une qualité de surveillance optimum et une prise en charge rapide en cas d’incident transfusionnel, il est recommandé d’éviter au maximum les transfusions nocturnes non urgentes.
La conduite à tenir en cas d’incident transfusionnel doit faire l’objet d’une procédure locale connue des personnes effectuant des transfusions. Les incidents transfusionnels doivent être signalés au correspondant d’hémovigilance de l’établissement.
La poche vide avec sa tubulure de perfusion clampée et le dispositif de contrôle ultime ABO doivent être conservés au minimum 2 heures après la fin de la transfusion.
A distance de la transfusion, le patient sera informé, lors de sa sortie, des transfusions reçues pendant son séjour et recevra un document récapitulatif des PSL reçus et une ordonnance de RAI post transfusionnelle à effectuer un à trois mois après la transfusion.
6.Etape 5 : La gestion des documents relatifs à l’acte transfusionnel
Voir aussi traçabilité et suivi du malade transfusé sous forme de logigramme
6.1. Le dossier transfusionnel
C’est un élément du dossier médical du patient. Créé lors d’une 1ère transfusion du patient, il est unique pour chaque patient dans l’établissement et regroupe les informations indispensables à la sécurité transfusionnelle. Il est complété au fur et à mesure des transfusions par le médecin prescripteur et l’infirmier effectuant l’acte transfusionnel.
Son contenu est le suivant :
1 - Les documents indispensables à la réalisation de chaque acte transfusionnel
  • Document de groupage sanguin et résultats de RAI valides
  • Protocole transfusionnel adapté au patient
2 - Les documents relatifs aux transfusions antérieures
  • Récapitulatif chronologique des transfusions avec pour chaque PSL transfusé : la date et l’heure de transfusion, la nature et le numéro d’identification du produit transfusé, l’identification de la personne ayant effectué les contrôles et posé la transfusion, le cas échéant la trace écrite du contrôle ultime ABO, les paramètres cliniques de surveillance.
  • Un exemplaire des prescriptions de PSL
  • Un exemplaire des fiches de délivrance
  • Les fiches d’incident transfusionnel éventuelles
3 - Les documents annexes
  • Liste des antécédents de transfusions, grossesses, greffes
  • Trace des informations pré et post transfusionnelles (trace manuscrite ou double des documents d’information remis au patient)
  • Eléments concernant la RAI post transfusionnelle : double de la prescription de l’analyse et résultat de la RAI
6.2. Traçabilité des PSL
La traçabilité comprend l’identification du PSL transfusé par son code produit, son numéro d’identification et la confirmation de l’identité du receveur. Ces éléments doivent être conservés dans le dossier transfusionnel du patient et dans le fichier des receveurs de PSL de l’établissement. Ces données sont transmises au site transfusionnel distributeur de l’EFS, afin d’assurer le suivi des PSL du donneur au receveur et vice-versa.
7. Conclusion
L’acte transfusionnel repose sur le respect strict des procédures internes à chaque établissement de santé. Chaque étape doit être rédigée et connue par le personnel médical soignant ou technique amené à intervenir sur le processus. Le non respect ou la méconnaissance de ces procédures peut conduire à des incidents susceptibles de mettre en jeu la vie des patients.
Résumé
Le processus transfusionnel peut être divisé en cinq étapes allant de la prescription des produits sanguins labiles (PSL) et des analyses d’immuno-hématologie nécessaires jusqu’à l’administration des PSL au receveur et à son suivi :
  • Etape 1 : la prescription d’examens d’immuno-hématologie en vue d’une transfusion
  • Etape 2 : la demande de PSL suite à une prescription médicale
  • Etape 3 : la réception des PSL
  • Etape 4 : la réalisation de l’acte transfusionnel
  • Etape 5 : la gestion des documents relatifs à l’acte transfusionnel
1. Introduction
La circulaire DGS/DHOS/AFSSAPS n° 03/582 du 15 décembre 2003 relative à la réalisation de l’acte transfusionnel (http://www.sante.gouv.fr/adm/dagpb/bo/2004/04-02/a0020109.htm ) réunit l’ensemble des recommandations concernant l’acte transfusionnel. Elle comporte 4 fiches techniques qui regroupent les différentes étapes de cet acte et une annexe concernant la gestion des documents relatifs à l’acte transfusionnel.
L’acte transfusionnel peut être présenté sous forme de logigramme :
2. Etape 1 : la prescription d’examens d’immuno-hématologie en vue d’une transfusion
2.1 Le don de sang total
Ils sont précisés dans la décision du 6 novembre 2006 définissant les principes de bonnes pratiques prévus à l’article L1223-3 du code de la santé publique.
2.1.1. Groupe sanguin et phénotype érythrocytaire
« Pour la sélection des PSL en vue de la délivrance, les résultats de 2 déterminations de groupage ABO RH1 (RhD) et phénotype RH-KEL1 (RhK) réalisés sur 2 actes de prélèvements différents sont obligatoires. »
2.1.2. Recherche d’anticorps irréguliers (RAI)
« Pour la sélection des PSL en vue de la délivrance, les résultats de 2 déterminations de groupage ABO RH1 (RhD) et phénotype RH-KEL1 (RhK) réalisés sur 2 actes de prélèvements différents sont obligatoires. »
2.1.3. Autres analyses
  • Epreuve directe de compatibilité au laboratoire, en cas de positivité de la RAI
  • Phénotype érythrocytaire étendu, en cas d’allo-immunisation complexe.
2.2. La prescription médicale des examens d’immuno-hématologie
Elle doit comporter :
L’identification complète du patient : nom de naissance, prénom(s), date de naissance, sexe, nom usuel ou marital, et l'identifiant si il existe
Le nom et signature du médecin prescripteur
La date de la prescription
Les examens prescrits
2.3. Les prélèvements sanguins
L’identification des tubes de prélèvements et de la fiche de prélèvement qui les accompagne doit être particulièrement attentive, car source fréquente d’erreur.
Les étiquettes d’identification du patient doivent comporter les données complètes d’identification du patient (voir prescription) et ces informations doivent être vérifiées une dernière fois juste avant de prélever, en demandant au patient de décliner son identité. A défaut, il faut systématiquement s’assurer de ces données d’identité à partir de différentes sources d’information (dossier, bracelet d’identification, famille…). La date et l’heure de prélèvement doivent être notées sur les étiquettes des tubes.
Les étiquettes ne doivent en aucun cas être apposées à l’avance ou a posteriori en poste de soins mais immédiatement après le prélèvement du patient et en sa présence.
2.4. La transmission au laboratoire
L’envoi doit comporter :
Les échantillons prélevés
La fiche de prélèvement, avec le degré d’urgence des analyses
Eventuellement une fiche médicale de suivi, confidentielle, qui précise les renseignements cliniques pouvant être utiles pour l’interprétation des résultats d’analyse.
3. Etape 2 : La demande de PSL suite à une prescription médicale
La prescription d’un PSL est un acte médical qui engage la responsabilité du médecin prescripteur.
La décision de prescrire une transfusion repose sur le respect des recommandations de bonne pratique publiées par l’ANSM-HAS en 2012-2014-2015 http://www.has-sante.fr/portail/jcms/c_1101438/fr/tableau-des-recommandations-de-bonne-pratique
La réalisation effective de chaque étape peut être suivie à l’aide d’une fiche de contrôle ou « check list ».
3.1. Information préalable du patient
Chaque fois que c’est possible, le médecin qui prescrit une transfusion doit en informer le patient. Cette information orale porte sur les bénéfices attendus et les risques liés aux transfusions ; elle doit être accompagnée d’un support écrit. Cet entretien permet de recueillir le consentement éclairé du patient.
Le médecin doit garder la trace écrite de l’information donnée, d’un éventuel refus du patient ou de l’impossibilité de l’informer.
3.2. Prescription de PSL homologues ou autologues
Etablie sur un document pré-imprimé, elle doit comporter :
  • L’identification et la signature du médecin prescripteur
  • La date de la prescription
  • L’identification de l’établissement de santé demandeur et du service
  • L’identification complète du patient : nom de naissance (ou de famille), prénom(s), date de naissance, sexe, complété s’il y a lieu du nom marital ou d'usage, et l'identifiant s'il existe
  • Le type, la quantité, la qualification et la (les) transformation(s) des PSL
  • La date et l’heure souhaitées pour la délivrance des produits
Le degré d’urgence transfusionnelle ; 3 degrés d’urgence sont définis:
  • Urgence vitale immédiate : PSL délivrés sans délai, sans attendre les résultats de groupe sanguin et RAI
  • Urgence vitale : PSL délivrés en moins de 30 minutes, sans attendre les résultats de RAI
  • Urgence relative : PSL délivrés dans un délai de 2 heures permettant la réalisation des examens immuno-hématologiques
En cas de prescription de plaquettes, le poids du patient, la numération plaquettaire datée et la posologie souhaitée doivent figurer.
En cas de prescription de plasma, l’indication qui motive la prescription doit figurer.
3.3 Transmission de la prescription au site transfusionnel ou au dépôt de PSL
La prescription rédigée par le médecin doit être accompagnée des documents de groupage sanguin et de RAI valides ou à défaut des prélèvements permettant de réaliser ces examens.
4. Etape 3 : La réception des PSL
4.1. Le transport des PSL
Il doit être réalisé en conformité avec les bonnes pratiques de transport (arrêté du 24 avril 2002 : www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000592185
Chaque établissement de santé doit d’une part rédiger conjointement avec le site transfusionnel distributeur un protocole de transport entre le site et l’établissement, et d’autre part rédiger un protocole du circuit de transport des PSL au sein même de l’établissement, prévoyant les différentes modalités selon les horaires et le caractère urgent ou non de ce transport.
4.2. Le transport des PSL
La réception des PSL à la livraison dans l’unité de soins est une étape capitale de l’acte transfusionnel. Souvent négligée, elle permet pourtant de repérer des erreurs de destination de commandes de PSL et de les corriger sans attendre les vérifications pré-transfusionnelles.
La réception des PSL à la livraison dans l’unité de soins est une étape capitale de l’acte transfusionnel. Souvent négligée, elle permet pourtant de repérer des erreurs de destination de commandes de PSL et de les corriger sans attendre les vérifications pré-transfusionnelles.
Ce contrôle de conformité à réception doit faire l’objet d’une procédure au sein de l’établissement ; il comporte :
  • La vérification de la livraison
  • Destination du colis : est-il arrivé dans le « bon service » ?
  • Conformité du colis, conditions de transport, intégrité, conditions d’hygiène
  • La vérification de la conformité des produits livrés
  • « Elle est assurée par un personnel formé, défini dans un protocole »
  • Destinataire des PSL : est-ce pour le « bon patient » ?
  • Concordance entre la prescription et ce qu’on reçoit (nombre et nature des PSL) : est-ce le « bon produit » ? Il est demandé d’être particulièrement attentif aux groupes sanguins et aux qualifications des produits (ex : irradié, compatibilité, autologue…)
  • Aspect, intégrité des poches, date de péremption, numéro d’identification du produit
ute discordance ou anomalie, lors des contrôles à réception, impose un contact avec le site de délivrance.
4.3. Entreposage des PSL
L'entreposage des PSL dans les services doit être limité au maximum ; il est recommandé, dans la mesure du possible, de fractionner les commandes selon les besoins du patient.
Les PSL doivent être transfusés dans les meilleurs délais après leur délivrance par le site transfusionnel ou le dépôt ; en aucun cas la pose de la transfusion ne doit dépasser 6 heures après réception dans le service. Afin de conserver une efficacité maximum, les plaquettes et le plasma décongelé doivent être transfusés sitôt après réception.
Les zones communes d’entreposage provisoire des concentrés de globules rouges (réfrigérateurs) sont des sources fréquentes d’interversion entre produits destinés à plusieurs patients. Il faut leur préférer un entreposage individuel à proximité du patient.
5. Etape 4 : La réalisation de l’acte transfusionnel
L’acte transfusionnel est un acte médical qui peut être délégué, sur prescription médicale, aux sages-femmes ou aux infirmiers, à condition qu’un médecin puisse intervenir à tout moment : décret 2004-802 du 29 juillet 2004 relatif aux parties IV et V du code de santé publique (profession infirmier) ; www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=SANP0422530D
Le médecin est responsable de la transfusion qu’il prescrit et dont il délègue la réalisation ; il doit s’assurer que la personne à qui il délègue l’acte est apte à l’effectuer et lui transmettre les coordonnées du médecin à joindre en cas de problème pendant la transfusion
5.1. La préparation de l’acte transfusionnel
Il est essentiel de disposer des documents et du matériel nécessaires sur place auprès du patient, afin de respecter l’unité de lieu et de ne pas s’interrompre à plusieurs reprises pour aller chercher des éléments manquants : les interruptions de tâches sont des sources d’erreur par oubli d’une étape de vérification.
5.1.1. Rassembler les documents indispensables
La prescription médicale de PSL
La fiche de délivrance (FD) : elle accompagne les PSL délivrés et comporte les éléments d’identité du patient, d’identification du PSL et le service destinataire.
Le dossier transfusionnel du patient
Les documents de groupage sanguin et de RAI valides
5.1.2. Se munir du matériel nécessaire pour transfuser et surveiller
Une tubulure à filtre pur transfusion par PSL et matériel pour poser la perfusion
Un dispositif de contrôle ultime ABO par CGR à transfuser
Matériel de contrôle des paramètres cliniques
5.1.3. Le patient
L’informer des modalités de déroulement de la transfusion quand cela est possible
Mesurer et noter les paramètres cliniques de référence : pouls, tension artérielle, température, urines (coloration, existence ou non d’une diurèse), éventuellement saturation O2. Demander confirmation de la transfusion au médecin en cas de constat d’une anomalie
5.2. Le contrôle ultime pré-transfusionnel
La sécurité de l’acte transfusionnel repose sur le respect de 3 conditions de sécurité :
Unité de lieu : le contrôle est effectué en présence du patient
Unité de temps : le contrôle de l’ensemble des données patient/PSL est effectué juste au moment de la pose de la transfusion
Unité d’action : l’ensemble des contrôles et la pose de la transfusion sont effectués par la même personne.
« Le contrôle ultime pré-transfusionnel se décompose en deux étapes. Chacune de ces étapes doit être exécutée successivement, selon un mode opératoire précis. » (Voir chapitre 6)
5.2.1. Contrôle ultime de concordance
1ère étape du contrôle : le contrôle ultime de concordance (voir tableau des concordances)
  • Vérification de l’identité du receveur, en lui faisant décliner si possible.
  • Contrôle de concordance d’identité : comparaison de l’identité complète du patient avec celle figurant sur la prescription, sur la fiche de délivrance (FD), sur les documents de groupage sanguin et RAI et éventuellement sur l’étiquette du PSL (transfusion autologue, étiquette de compatibilité au laboratoire).
    C’est une étape de sécurité majeure qui permet de s’assurer que les documents fournis avec les produits correspondent bien au patient considéré.
  • Contrôle de concordance des données d’identification du PSL (numéro de don, nature, qualifications) portées sur l’étiquette du PSL et celles de la fiche de délivrance. Vérifier la date de péremption du PSL.
  • Contrôle de concordance de groupe sanguin : comparaison du groupe sanguin ABO-RH1, phénotype RH-KEL1 le cas échéant, figurant sur le document de groupage sanguin avec celui inscrit sur l’étiquette du PSL et sur la fiche de délivrance. C’est le seul contrôle qui permet de repérer une erreur de Rhésus.
5.2.2. Contrôle ultime de compatibilité
2ème étape du contrôle : épreuve de contrôle ultime de compatibilité, lors de la transfusion de globules rouges
Ce contrôle est obligatoire y compris dans le cadre de transfusions autologues et quelque soit le degré d’urgence de la transfusion. Il s’effectue à l’aide d’un des dispositifs de contrôle ultime de compatibilité validé par l’Afssaps.
Il a pour objectif de s’assurer de la compatibilité ABO entre le sang du patient et le sang de la poche à transfuser.
Toute discordance, non-conformité, difficulté ou doute dans l’interprétation au cours de ces contrôles impose de contacter le médecin responsable de la transfusion avant de poser la transfusion.
5.3. La pose de la transfusion
Elle se fait sur une voie d’abord réservée à la transfusion. Le débit doit être lent les 10 premières minutes.
Un CGR se transfuse en moyenne en 1h à 1h30 ; le débit sera accéléré en cas d’hémorragie ou au contraire ralenti en cas de risque de surcharge liquidienne (insuffisance cardiaque, rénale, pulmonaire, sujet âgé, prématuré, anémie chronique d’installation ancienne…) ; toutefois la durée de la transfusion ne doit pas dépasser 4 heures.
5.4. La surveillance de la transfusion
Surveillance attentive et continue les 15 premières minutes puis surveillance régulière pendant la transfusion et dans les heures qui suivent ; les paramètres de surveillance sont notés dans le dossier du patient. Celui-ci doit être informé, dans la mesure du possible, qu’une transfusion est généralement bien tolérée et que les rares et moindres signes d’intolérance doivent être signalés immédiatement.
Afin d’assurer une qualité de surveillance optimum et une prise en charge rapide en cas d’incident transfusionnel, il est recommandé d’éviter au maximum les transfusions nocturnes non urgentes.
La conduite à tenir en cas d’incident transfusionnel doit faire l’objet d’une procédure locale connue des personnes effectuant des transfusions. Les incidents transfusionnels doivent être signalés au correspondant d’hémovigilance de l’établissement.
La poche vide avec sa tubulure de perfusion clampée et le dispositif de contrôle ultime ABO doivent être conservés au minimum 2 heures après la fin de la transfusion.
A distance de la transfusion, le patient sera informé, lors de sa sortie, des transfusions reçues pendant son séjour et recevra un document récapitulatif des PSL reçus et une ordonnance de RAI post transfusionnelle à effectuer un à trois mois après la transfusion.
6.Etape 5 : La gestion des documents relatifs à l’acte transfusionnel
Voir aussi traçabilité et suivi du malade transfusé sous forme de logigramme
6.1. Le dossier transfusionnel
C’est un élément du dossier médical du patient. Créé lors d’une 1ère transfusion du patient, il est unique pour chaque patient dans l’établissement et regroupe les informations indispensables à la sécurité transfusionnelle. Il est complété au fur et à mesure des transfusions par le médecin prescripteur et l’infirmier effectuant l’acte transfusionnel.
Son contenu est le suivant :
1 - Les documents indispensables à la réalisation de chaque acte transfusionnel
  • Document de groupage sanguin et résultats de RAI valides
  • Protocole transfusionnel adapté au patient
2 - Les documents relatifs aux transfusions antérieures
  • Récapitulatif chronologique des transfusions avec pour chaque PSL transfusé : la date et l’heure de transfusion, la nature et le numéro d’identification du produit transfusé, l’identification de la personne ayant effectué les contrôles et posé la transfusion, le cas échéant la trace écrite du contrôle ultime ABO, les paramètres cliniques de surveillance.
  • Un exemplaire des prescriptions de PSL
  • Un exemplaire des fiches de délivrance
  • Les fiches d’incident transfusionnel éventuelles
3 - Les documents annexes
  • Liste des antécédents de transfusions, grossesses, greffes
  • Trace des informations pré et post transfusionnelles (trace manuscrite ou double des documents d’information remis au patient)
  • Eléments concernant la RAI post transfusionnelle : double de la prescription de l’analyse et résultat de la RAI
6.2. Traçabilité des PSL
La traçabilité comprend l’identification du PSL transfusé par son code produit, son numéro d’identification et la confirmation de l’identité du receveur. Ces éléments doivent être conservés dans le dossier transfusionnel du patient et dans le fichier des receveurs de PSL de l’établissement. Ces données sont transmises au site transfusionnel distributeur de l’EFS, afin d’assurer le suivi des PSL du donneur au receveur et vice-versa.
7. Conclusion
L’acte transfusionnel repose sur le respect strict des procédures internes à chaque établissement de santé. Chaque étape doit être rédigée et connue par le personnel médical soignant ou technique amené à intervenir sur le processus. Le non respect ou la méconnaissance de ces procédures peut conduire à des incidents susceptibles de mettre en jeu la vie des patients.
Vous pouvez les réaliser :
  • En évaluation initiale de début de chapitre
  • A l’issue du cours, pour évaluer les connaissances acquises
  • Ultérieurement, pour mesurer le maintien de vos acquis
ARTICLES
LA TRANSFUSION SANGUINE EN TOUTE SECURITE [DOSSIER]
L’infirmière Magazine, 2012, n° 306
TEXTES REGLEMENTAIRES ET LEGISLATIFS
CIRCULAIRE DGS/DHOS/AFSSAPS N° 2003-582 DU 15 JANVIER 2003 RELATIVE A LA REALISATION DE L'ACTE TRANSFUSIONNEL
Bulletin officiel du ministère chargé de la santé n° 2004/2 p. 573-587
Texte integral : Texte integral
A B C D E F G H I J K L M
N O P Q R S T U V W X Y Z
B
Bonnes pratiques transfusionnelles
Ensemble des éléments d'une pratique éprouvée qui concourent collectivement à l'obtention de PSL satisfaisant systématiquement à des spécifications prédéfinies et au respect de réglementations définies.
C
CMV négatif
Qualification appliquée aux PSL provenant de donneurs chez qui la recherche d'anticorps anti-cytomégalovirus (CMV) est négative au moment du prélèvement.
Compatibilisé
Qualification appliquée aux PSL cellulaires homologues (CGR, concentrés plaquettaires) pour lesquels une épreuve directe de compatibilité au laboratoire entre le sérum du receveur et le PSL a été réalisée.
Conseil transfusionnel
Aide apportée au choix de la thérapeutique transfusionnelle, à la prescription de PSL, à la réalisation de l'acte transfusionnel, au suivi des receveurs et à l'application des conditions de conservation et de transport des PSL.
D
Délivrance de PSL
Mise à disposition de PSL sur prescription médicale en vue de leur administration à un patient déterminé.
Déplasmatisation
La déplasmatisation consiste à éliminer de façon aseptique la majeure partie du plasma d'un composant sanguin cellulaire.
I
Irradiation
Consiste à exposer un produit sanguin labile cellulaire homologue à usage thérapeutique à une source de rayonnement ionisant, dose reçue sur chaque partie de 25 à 45 grays.
P
Produit sanguin labile (PSL)
Produit préparé à partir du sang humain ou de ses composants, notamment le sang total, le plasma et les cellules sanguines d'origine humaine.
Phénotypage RH Kell
Détermination pour un patient ou pour un produit sanguin de la présence ou non des antigènes de systèmes de groupes sanguins Rhésus Kell : Ag D, C, E, c, e, K ou RH1, RH2, RH3, RH4, RH5, KEL1 (nomenclature international).
Phénocompatibilité
Choix et délivrance d’un CGR n’apportant pas d'antigènes de systèmes de groupes sanguins Rhésus-D (RH) et Kell 1 que n’a pas le receveur
Q
Qualification d'un PSL
Opération destinée à démontrer l'aptitude d'un produit sanguin, à satisfaire les exigences de qualité et de sécurité spécifiées.
R
Réduction de volume d'un PSL
Consiste à éliminer aseptiquement une partie du milieu de suspension d’un PSL homologue.
OUTIL DE RECHERCHE BIBLIOGRAPHIQUE SELON LES ITEMS SUIVANTS ASSOCIÉS AU COURS